PSPeurs depart

Les championnats de France de PSP viennent de s’achever. Cette année, les résultats ont été très positifs pour les clubs du Grand Est. Hormis les médailles récoltées par les seniors et les vétérans, on constate l’émergence de nouveaux talents parmi nos jeunes. Voici le portrait de trois d’entre eux…

 

Noah, 14 ans : l’avenir du P3F (Plongée 3 Frontières, Huningue, Haut-Rhin)

Avec Noah, le club de plongée 3 Frontières participe pour la 1e fois aux championnats de France de PSP. La petite équipe, qui a présenté 6 PSPeurs, termine 42e club sur 58, ce qui reste un bon début et présage d’un entraînement accru pour faire mieux en 2020. 

Noah profite des rayons de soleil à l'issue des 2 jours de compétitionDSCF4417

Pour le jeune alsacien, cette participation a été "plutôt stressante, même si l’ambiance était bonne". La compétition en extérieur comporte des bons et des mauvais côtés, mais pour une première, c’est plutôt réussi : sur les 12 PSPeurs que compte le club, 6 ont fait le déplacement à Limoges. Leurs résultats, dont le classement de Noah au 23m émersion (8e sur 19 cadets), sont très encourageants et risquent de faire des émules auprès des autres plongeurs de P3F.

Noah est un jeune plongeur puisqu’il n’a débuté la plongée qu’à la rentrée 2018, sous l’impulsion de son père. Le jeune homme s’est vite ennuyé en piscine dans la répétition des gestes techniques de N1, et la PSP lui a offert de la variété et des activités ludiques. Au club, les vendredis sont désormais consacrés à la pratique de cette nouvelle discipline, et Noah ne manque pas un entraînement.

 

Mathilde, 15 ans : la fraîcheur des HGCC (Hommes Grenouilles de Châlons-en-Champagne, Marne).

mathildeMathilde est plongeuse niveau 1 en cours de formation PE40. Elle a débuté la plongée dès ses 10 ans grâce à son papa, initialement pour voir les fonds marins. Mais elle s’ennuyait au club, car passer son N1 en 4 ans, c’est très long… trop long. Alors Mathilde a essayé la PSP, et tout de suite, ça lui a « vachement plu ». L’adolescente apprécie les cinq épreuves, mais sa préférence va initialement aux épreuves « les plus faciles : l’octopus et le parachute ». Désormais, elle avoue que le trial lui plaît également beaucoup, car cette épreuve n’est pas facile et qu’on « ne sait jamais si on va la réussir. La réaliser est donc très gratifiant. »

Pour son avenir dans la plongée, Mathilde prévoit bien sûr de passer son N2, mais aussi pourquoi pas de devenir également Arbitre de PSP. En ce qui concerne la compétition, elle avoue que le passage de la catégorie « Cadets » à celle des « Juniors » l’an prochain va être un réel défi. Son objectif est de descendre sous les 20 secondes au 23m émersion, de s’améliorer au trial, et de « faire travailler les cuisses pour avancer avec son nouveau binôme de combiné ». La jeune athlète est déjà une habituée des championnats de France de PSP. L’an dernier, Mathilde a été médaillée d’or au 23m émersion. Cette année, la concurrence a été plus rude mais elle a tout de même décroché l’argent sur cette même épreuve, et a contribué à l’excellent classement du club des HGCC (5e / 58) en cumulant à elle seule 15,25 points sur ses 5 épreuves.

Les points négatifs de cette édition 2019 : le climat du samedi et les horaires matinaux : « la piscine extérieure, c’est bien quand il fait beau ! ». Qu’à cela ne tienne, ce qui compte aux championnats de France, c’est surtout la rencontre avec tous les autres compétiteurs, l’ambiance et les discussions avec les autres cadettes, qui se font sans trop d’esprit de compétition.

Marion, 17 ans, la championne du CPB (Club de Plongée du Barrois, Ligny-en-Barrois, Meuse).

La délégation de Ligny-en-Barrois était composée cette année de 7 compétiteurs et de 2 arbitres. Pour Marion, il s’agissait de sa seconde participation. Médaillée d’or en catégorie cadette sur l’épreuve du scaphandre nocturne il y a deux ans (ndlr : cette épreuve particulièrement longue à mettre en place pour l’organisation a été abandonnée depuis 2018), la Meusienne s’est bien défendue cette année en catégorie « Junior » et s’est classée 12e sur 17 au trial et 20e au parachute.

IMG 5628 copie1La jeune femme est tombée dans la marmite de la plongée très tôt puisqu’elle est entrée au club CPB pour apprendre à nager dès 7 ans. Et puis, il y a 3 ans, c’est la découverte de la PSP : une démonstration au club la fait démarrer ce nouveau sport sur un coup de tête : « nous nous sommes éclatés, j’ai tout de suite accroché ! » avoue-t-elle. Ensuite, les compétitions s’enchaînent à Toul puis à Montluçon. Ce que Marion aime par-dessus tout dans la PSP, c’est l’ambiance, le côté familial aussi car avec son père et ses 2 sœurs, l’effectif de l’équipe est déjà à moitié complété.

Cette année, les championnats de France à Limoges étaient en extérieur, ce qui aurait pu, d’après Marion, être très sympa « sans la pluie et les départs mal réglés des séries du 23m émersion femmes ». Pour son avenir, la PSPeuse avoue redouter le passage en catégorie « Senior » l’an prochain, mais souhaite s’améliorer d’au moins 30 secondes sur le trial, car il n’est nullement question d’arrêter la compétition : « la plongée technique, c’est bien, mais la PSP en compétition, c’est mieux ! ».

La jeune Lorraine avec la mascotte du club CPB à la piscine de Limoges

 

 

Le mot des entraîneurs de nos graines de champions : 

Canaliser l'énergie débordante de nos jeunes plongeurs, et surtout leur offrir à la fois de la discipline, de la nouveauté et de la maîtrise de gestes techniques, il s'agit bien de la plus-value de la Plongée sportive en piscine. 

En associant un zeste de compétition, un soupçon de dépassement de soi, de grosses cuillerées de cohésion et d'équipe, et une pincée de gestes techniques, on parvient à remotiver des plongeurs qui doivent patienter trop longtemps pour passer leurs niveaux. La PSP permet de garder des jeunes dans nos clubs, qui trouvent dans ce sport un regain d'intérêt à la pratique de la plongée. Les avantages sont multiples. En effet, les PSPeurs, via leur pratique particulière de la plongée, disposent de facilités qui pourront être mises en avant lors de sorties en milieu naturel, telles que : 

    • la maîtrise de gestes techniques (tel que le dépliage du parachute, le lâcher-reprise d'embout ou le vidage de masque)
    • l'absence d'appréhension pour réaliser ces gestes
    • la grande forme physique (particulièrement utile pour rentrer au bateau en capelé ou palmer avec un brin de courant)
    • la gestion du stress lors de situations engagées
    • le souci de l'équipe, la notion de binôme (on constate une cohésion de palanquée renforcée)
    • le sens de l'équipement (avec une meilleure gestion de l'organisation de son matériel)
    • la très grande maîtrise de la stabilisation et du poumon-ballast
    • l'amélioration des capacités de ventilation (pour mieux observer les poissons et limiter sa consommation)
    • le progrès de l'écoute (d'un directeur de plongée ou d'un entraîneur).  

 

visi ensemble